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2024-06-11 Frédéric Bouchard

Richard Gere en 7 rôles: l’art de la séduction

Sept ans après sa dernière apparition au cinéma (dans The Dinner), Richard Gere effectue son grand retour dans Longing, à l’affiche le 14 juin. Un prétexte idéal pour revisiter la filmographie de ce séduisant virtuose.

À 74 ans, Gere joue dans cette comédie dramatique de l’Israëlien Savi Gabizon un riche célibataire new yorkais qui, retrouvant une ancienne petite-amie (la Québécoise Suzanne Clément), apprend par la même occasion la mort de son fils de 19 ans, dont il ignorait l’existence.

Ce rôle permet à l’Américain de démontrer une fois de plus sa polyvalence, mise en évidence par ces 7 prestations :

Days of Heaven (1978)

Immortalisée avant Looking for Mr. Goodbar (1977) de Richard Brooks (In Cold Blood), la composition de l’acteur dans le deuxième long métrage de Terrence Malick (Badlands, The Thin Red Line) se révèle introspective et magnétique. Ce premier grand rôle, celui d’un ouvrier métallurgiste de Chicago qui s’enfuit au Texas en 1916 avec sa petite amie (Brooke Adams), a considérablement contribué à faire connaître Gere au grand public.

American Gigolo (1980)

Suave et énigmatique, Gere accède au statut de sex-symbole grâce à ce rôle désormais emblématique d’un travailleur du sexe sensuel et distingué, pris dans une sordide affaire. Il s’agit de sa toute première collaboration avec Paul Schrader (Blue Collar, Cat People, First Reformed), qu’il a retrouvé 44 ans plus tard dans Oh Canada (voir plus bas).

An Officer and a Gentleman (1981)

Dans ce drame romantique, l’acteur passe d’icône érotique à héros romantique, un archétype qu’il incarnera tout au long de la décennie suivante. Partageant une intense chimie avec Debra Winger (Terms of Endearment, The Sheltering Sky), Gere s’abandonne au rôle d’un jeune diplômé qui entre à l’école de formation pour officiers de la marine américaine avec la ferme intention de réaliser son rêve, celui de devenir pilote d’avion.

The Cotton Club (1984)

Dans cette œuvre mésestimée de Francis Ford Coppola (The Godfather, Apocalypse Now), le comédien se métamorphose en trompettiste tombé amoureux de la petite amie d’un gangster (jouée par Diane Lane, qu’il retrouvera dans Unfaithful et Nights in Rodanthe). La performance de l’acteur fait valoir ses talents de musicien et étend son registre de jeu.

Chicago (2002)

A priori, son casting dans cette adaptation par Rob Marshall (Nine, Into the Woods) de la célèbre comédie musicale de Bob Fosse, Fred Ebb et John Kander, peut surprendre. Or, Richard Gere a, faut-il le rappeler, commencé sa carrière sur les planches dans Grease. Sa composition ironique et charismatique, dans le rôle de l’opportuniste et manipulateur avocat Billy Flynn, lui a permis de remporter un Golden Globe en 2003.

Norman - The Moderate Rise and Tragic Fall of a New York Fixer (2017)

Détournant à des fins plus sombres son art de séduire, Richard Gere nous entraîne ici dans le monde des affaires new yorkais, tissé de mensonges et de manipulations. Dans le rôle d’un “fixer” motivé par une soif de reconnaissance et de validation, il communique de manière empathique et sensible le sort d’un optimiste pris au piège de son propre jeu.

Oh Canada (sortie à venir Québec)

Retrouvant Paul Schrader 44 ans après American Gigolo, l’acteur interprète un documentariste en fin de vie, qui offre une ultime interview inventoriant les points saillants de sa vie. Pour personnifier cet artiste grincheux, surdoué et mélancolique, Gere, dans une prestation que notre collègue Louis-Paul Rioux a qualifié de «vibrante», s’est inspiré de son propre père, décédé à 100 ans, six mois avant le début du tournage.

Photo : Richard Gere dans Chicago

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