É.-U. 2007. Drame fantastique de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco. L'âme d'un héros masqué aux facultés arachnéennes est parasitée par une substance maligne qui le rend agressif. Production attrayante portant sur l'ivresse de la célébrité et le mal intérieur. Scénario inégal aux développements capricieux. Mise en scène soignée. Scènes d'action d'une belle poésie. Excellent T. Maguire. (sortie en salle: 4 mai 2007)
L'âme d'un héros masqué aux facultés arachnéennes est parasitée par une substance maligne qui le rend agressif. Production attrayante portant sur l'ivresse de la célébrité et le mal intérieur. Scénario inégal aux développements capricieux. Mise en scène soignée. Scènes d'action d'une belle poésie. Excellent T. Maguire. (sortie en salle: 4 mai 2007)
Le mal intérieur, la soif de vengeance, l'ivresse de la célébrité, l'échec professionnel, l'amour trahi. Ça fait beaucoup de thèmes pour un film de superhéros. Ce qui explique que le scénario de SPIDER-MAN 3 s'emmêle dans ses fils et bondisse continuellement sur les mêmes ressorts. Et cela malgré la mise en scène énergique de Sam Raimi, dont les séquences d'action et les effets spéciaux, calibrés au micron près, possèdent une grâce et une poésie supérieures à celles contenues dans les deux précédents épisodes de la série. Ici, le cinéaste succombe au goût de la référence facile (le «côté obscur de la force», on connaît) et du clin d'oeil pour initiés (à King Kong et Batman). Un manque d'imagination qui se ressent jusque dans l'histoire d'amour de Peter et Mary-Jane, aucun courant ne passant entre Kirsten Dunst et Tobey Maguire. Qu'à cela ne tienne, ce dernier brille en solo, plus particulièrement dans les scènes où son personnage s'abandonne à ses nouveaux instincts vengeurs.
Texte : Martin Bilodeau
Stéphanie Belpèche - Le Journal du dimanche
Sam Raimi (...) réussit encore l'exploit de faire rimer blockbuster avec film d'auteur. En alternant des séquences d'action trépidantes, truffées d'effets spéciaux de plus en plus époustouflants, avec des scènes intimistes, centrées essentiellement sur la psychologie des personnages, l'humour, l'émotion. (...) La force de cette trilogie fantastique, c'est la générosité et le caractère imprévisible de Sam Raimi. Lui-même amateur de grand spectacle et romantique assumé, il respecte le spectateur, lui donne ce qu'il a envie de voir, tout en l'emmenant hors des sentiers battus. Quitte à tomber le masque du super-héros pour révéler son vrai visage, celui d'un être humain.
Martin Girard - Voir
(...) notre héros file un mauvais coton. Et il entraîne tout le monde avec lui dans sa descente aux enfers, y compris les pauvres spectateurs pris en otage dans ce maelström surchargé de ressentiment et d'espoirs déçus. En guise d'absolution, Sam Raimi se rabat sur une sentimentalité gluante et des messages convenus sur la valeur du pardon. Pendant ce temps, il oublie de régler les nombreux problèmes structurels de son scénario trop dispersé et il bâcle les scènes d'action, filmées de façon confuse et répétitive.
Todd McCarthy - Variety
Big problem with third Spidey is the script, the very same element that elevated the second yarn. Four years back, vet scenarist Alvin Sargent (...) enriched the premise from all angles - emotion, humor and villainy. This time, the magic has eluded Sargent and the Raimi brothers, director Sam and co-writer Ivan, the result being a story that would have provenmore satisfactory for a late '60s cartoon-hero TV show than for a new-century blockbuster.
Jean-Luc Wachthausen - Le Figaro Scope
Les fans de la série (...) ne seront pas déçus par cet (ultime) épisode qui redouble d'effets spéciaux très spectaculaires dans les scènes de combat. De plus, on découvre enfin le côté noir de Spiderman, finalement beaucoup plus intéressant et sexy lorsqu'il abandonne son côté boy-scout un peu niais. Ce qui nous vaut quelques scènes très amusantes lorsque Spiderman drague les filles dans la rue ou danse comme un fou dans un club de jazz. Quelques traits d'humour bienvenus dans une superproduction très balisée.
Michael Rechtshaffen - The Hollywood Reporter
(...) while the picture as a contained whole might fall an itsy-bitsy short of the personal best set by Sam Raimi's 2004 edition, the wow factor works overtime with state-of-the-art effects sequences that often are as beautiful as they are astonishing. (...) Rounding out those money-well-spent production values is Bill Pope's vibrant cinematography, Bob Murawski's propulsive editing and James Acheson's dynamic costume design.
Michaël Ghennam - Les Fiches du Cinéma
La réussite de Raimi est indiscutable: l'ensemble affiche une cohérence solide. Les impressionnantes scènes d'action (au service de l'intrigue) compensent les rares longueurs provoquées par certaines séquences de dialogues qui, sur l'ensemble du métrage, permettent à tous les personnages d'évoluer. (...) En l'état, si SPIDER-MAN 3 devait être le dernier épisode d'une déjà fructueuse série, il constituerait une très belle conclusion pour le personnage.
Allan Hunter - Screen Daily
The abundance of plot and sub-plot in SPIDER-MAN 3 tends to distract from the central triangle of Parker, Mary Jane and Harry and diminish what should be the emotional core of the film. Misunderstood miscreant Flint Marko plays a key figure in the bigger picture but the Sandman is a less twisted, less menacing villain than the Green Goblin or Doc Ock while Eddie Brock's transformation into Venom is really a villain too far. The film's special-effects are rarely less than astonishing.