Fr. 1986. Comédie dramatique de Claude Berri avec Emmanuelle Béart, Yves Montand, Daniel Auteuil. Une sauvageonne se venge de deux cultivateurs qui ont causé indirectement la mort de son père. Remake d'un film de 1952 et suite de "Jean de Florette". Situations dures mais émouvantes. Traitement pittoresque. Réalisation habile. Interprétation appropriée.
Une sauvageonne se venge de deux cultivateurs qui ont causé indirectement la mort de son père. Remake d'un film de 1952 et suite de "Jean de Florette". Situations dures mais émouvantes. Traitement pittoresque. Réalisation habile. Interprétation appropriée.
Cette suite de JEAN DE FLORETTE est en même temps un «remake» du film tourné par Marcel Pagnol en 1952. Là où l'auteur favorisait la parole, Claude Berri donne préférence à l'image, utilisant habilement les ressources de l'écran large et de la couleur pour camper l'histoire en pleine nature. Une émotion prenante vient tempérer la dureté des situations et quelques touches d'humour allègent encore l'atmosphère. Le village a cette fois plus d'importance et des acteurs bien typés accentuent l'aspect pittoresque du traitement. Mais le film repose surtout sur un trio d'acteurs bien choisis au jeu tout à fait approprié.
Texte : Robert-Claude Bérubé
Michel Perez - Le Matin
(...) cette nouvelle MANON (...) possède une supériorité manifeste sur JEAN DE FLORETTE. Non seulement, elle est allégée de la présence [de] Depardieu, (...) mais encore elle bénéficie d'une charpente dramatique dont la structure se montre infiniment plus propice aux épanchements émotionnels.
René Homier-Roy - Châtelaine
Yves Montand [est] plus saisissant encore que dans le premier film. (...) la performance [de Daniel Auteuil] frôle le génie. (...) ce deuxième volet ajouté au premier constitue (...) un superbe hommage à un monument de la langue (et de la culture) française.
Claude Baignères - Le Figaro
Morale aiguë (...) et flamboyante comme une épée, mais adoucie par la simplicité de l'amour naissant. (...) Cet amour est (...) l'arme absolue (...) de Manon. Il pousse Ugolin au suicide et le Papet à se laisser mourir. (...) Une évolution dont Yves Montand et Daniel Auteuil traduisent avec une infinie sensibilité les inexorables délabrements.
Yves Van Langendonck - Grand Angle
Bien plus tragique que la première partie, (...) le spectateur sera ému au plus haut point par ce mélodrame d'une beauté sans égal. Cette grande fresque romanesque éclate de vérité. (...) excellent, Yves Montand atteint ici le sommet de son art.
Marie-Françoise Leclère - Le Point
La deuxième partie du dyptique est aussi réussie que la première, et l'ensemble (...) est magnifique. (...) À JEAN DE FLORETTE, lente épopée de la primitivité, conçue comme un huis clos sur fond de nature incompréhensible, succède (...) un drame vif, ouvert, où la nature semble familière, maîtrisable.
Pierre d'André - ROC
De magnifiques photos, une remarquable interprétation et, (...) le sujet même du film, font de cette seconde partie du roman de Pagnol (...) une réussite presque complète, si ce n'est que Claude Berri réussit mieux dans le comique que dans le tragique. (...) Le film est (...) un hymne à l'amour.
François Chalais - Le Figaro Magazine
Déjà révélation de JEAN DE FLORETTE, Daniel Auteuil a compris qu'il jouait là plus qu'un rôle: son destin de comédien. Il est bouleversant. Quant à Emmanuelle Béart, belle et sensible, (...) elle réussit la prouesse d'être de tous les temps.
Emmanuelle Béart - Le Figaro
"Ensemble, Claude Berri et moi avons composé une Manon plus silencieuse, plus animale, que celle de Pagnol. Quelqu'un qui épie, se tait et se terre. (...) je l'ai rapprochée de deux animaux: au physique de la chèvre, avec son agilité (...) et au moral du chat, pour son indépendance."
Alexandre Astruc - Paris Match
(...) l'oeuvre de Pagnol a une dimension mythique et c'est à l'honneur de Claude Berri d'avoir, par sa caméra, qui se déplace avec génie dans les collines et dans les bois, rendu ce climat oppressant où les hommes ne sont plus que des choses entre les mains des Dieux.
Robert Chazal - France-Soir
Ce deuxième film fait (...) passer le récit de "L'Eau des collines" du drame à la tragédie. Une tragédie écrite par Marcel Pagnol, c'est-à-dire avec un contrepoint de pittoresque, de soleil. (...) Une tragédie optimiste puisque Manon trouve le bonheur tandis que les méchants sont punis.